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Témoignage Famille d'accueil pour personnes âgées

Catherine B.

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

J’ai commencé il y a 5 ans et je suis sur un renouvellement donc ça va faire 7 ans maintenant.

Avant j’étais aide-soignante à domicile, uniquement pour les personnes âgées.

Pour moi je trouve que c’est bien, vous voyez des personnes qui ne veulent pas aller dans des EHPADs. Je trouve que c’est bien d’avoir cette alternative qui a été mise en place. On est moins nombreux, on passe plus de temps avec les personnes âgées. On se consacre beaucoup plus à eux, au niveau de tout, un service plus personnalisé alors que dans les EHPADs on a beaucoup moins de temps.

Ils en parlent plus, j’ai vu sur TF1 des reportages sur les FA. Ils ont fait des interviews, ça commence à se développer.

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance ? 

Le matin c’est la toilette pour les deux. C’est moi qui la fais. Après c’est petit déjeuner, ils écoutent la radio, j’ai un monsieur qui marche très très bien et la dame moins bien. Ils regardent la télé, elle lit le journal, y a un peu de repos l’après-midi. Le monsieur adore sortir, c’est un ancien agriculteur donc comme j’habite à la campagne il adore marché dans la nature, il va faire son petit tour après il regarde question pour un champion, ils ont leur routine.

Pouvez-vous me raconter une journée type avec vos pensionnaires ? 

Quelles activités proposez-vous à vos accueillis ? 

La dame m’aide à peler les légumes, mais le monsieur va plutôt voir mon jardin ou faire de la mécanique. Lui ça ne l’intéresse pas trop, il préfère être à l’extérieur. Là on a fait un gâteau avec la dame, elle est contente.

Puis le soir rebelote, le repas et le couché.

Ils aiment bien discuter de leurs passés respectifs. Je ne prends pas les grosses pathologies, comme maladie d’Alzheimer, je n’ai pas eu l’occasion de travailler avec des handicapés malgré que j’ai l’agrément, mais je n’ai pas trouvé. Je peux accueillir 2 personnes max, je suis au complet. 

Moi ça ne me change rien, de toute manière nous sommes 24h sur 24 à la maison à part pour faire les courses. Et moi je gère avec mon mari, donc si moi je ne vais pas faire les courses c’est lui qui y va. On reçoit quand même les familles, en prenant bien sûr toutes les précautions possibles, car les personnes âgées en ont besoin. Donc nous ça ne nous change rien, les Familles d'accueil ne bougent pas à part si elles veulent partir en vacances, mais là ce n’est pas le moment depuis 1 an. On reçoit quand même ses amies qui viennent voir la dame et le monsieur reçoit également ses filles avec le même protocole (lavage de mains, masque, etc.). Ça ne nous change pas réellement le quotidien, de toute manière on est obligé de faire avec, et on s’adapte.

Sachant que le 1er confinement, on a reçu personne à la maison pour les protéger au maximum. On téléphonait. Ça repart tranquillement, on a évité qu’ils soient contaminés. Je touche du bois tout se passe bien actuellement. Pour les visites c’est une voire deux personnes maximum. Mais ils continuent à voir leurs familles et leurs amis.

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ? 

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

C’est exact, il faut aimer les personnes âgées. Je trouve que c’est vrai, moi j’ai toujours aimé travailler pour les personnes âgées donc moi ça me plaît. Je travaillais comme aide à domicile, comme j’ai eu quelques problèmes de santé je devais ralentir un peu, donc j’ai décidé de devenir Famille d'Accueil tout en restant près des personnes âgées et j’ai également un agrément pour les personnes handicapés.

Les rencontres se passent très bien, jusqu’à présent ça a été très bien. La personne que je vais accueillir elle sera très bien ici. Des fois les familles sont un peu tatillon sur certains points, c’est plus les familles, mais pas la personne en elle-même. Après ils ne nous connaissent pas c’est normal, mais ça se passe toujours bien.

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ?  

Quel le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Aucun problème !

Très bien, pour le moment je n’ai jamais eu aucun souci. Je suis toujours en contact avec certaines familles après le décès de leur proche. Ils prennent de mes nouvelles 2 à 3 fois par an. On est toujours en contact, donc ça se passait très très bien.

J’ai eu 5 personnes depuis le début.

Comment se passe vos relations avec les enfants des personnes âgées ? 

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Je trouve ça génial, parce que moi j’ai eu des décès en mai 2019 et je n’ai pas trouvé jusqu’en janvier 2020 donc je n’avais plus de travail et c’était très difficile à trouver. Heureusement que j’ai des collègues, entre nous on s’envoie les noms des personnes qui téléphonent, heureusement j’ai des collègues qui ont pensé à moi et qui m’ont envoyé des personnes. On s’entraide. 

La plupart du temps c’est entre collègues qu’on trouve les personnes, du bouche-à-oreille.

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 
Quelles pathologies ont-ils ?  

J’ai actuellement 2 personnes âgées chez moi, 85 et 80 ans. Pas de pathologies particulières pour elles, les familles ont décidé de choisir des familles d’accueil et puis eux aussi. C’est quand même important de leur demander aussi leurs avis. Ils ont eu une perte de dépendance, vous savez qu’à un certain âge on ne peut plus rester seul chez soit. Il y a pas mal de personnes qui ne connaissent pas ce système. Est-ce que vous préférez vous retrouvez 2 ou 3 en Famille d'Accueil ou bien dans un EHPAD ? Ils ont préféré l'accueil familial. Car on est moins nombreux, qu’on s’occupe bien d’eux, être là, à l’écoute.

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"On est moins nombreux, on passe plus de temps avec les personnes âgées. On se consacre beaucoup plus à eux, au niveau de tout, un service plus personnalisé"

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

Je travaille depuis 1996

Avant d’exercer le métier de famille d’accueil, j’ai été éducatrice spécialisée pour jeunes enfants handicapés pendant 10 ans et également commerçante pendant 5 ans.

J’ai également été dans un cabinet de pédicure.

Cette alternative est moins brutale pour les personnes âgées, que de se retrouver hors de chez soi au milieu d’inconnus avec pleins de gens.

C’est bien moins perturbant.

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance ? 

Florence T.

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

Je travaille depuis 1996

Avant d’exercer le métier de famille d’accueil, j’ai été éducatrice spécialisée pour jeunes enfants handicapés pendant 10 ans et également commerçante pendant 5 ans.

J’ai également été dans un cabinet de pédicure.

Pouvez-vous me raconter une journée type avec vos pensionnaires ? 

Cela fait 25 ans que je fais ce métier, je ne peux pas spécialement vous raconter une journée type. C’est eux qui s’adaptent à mon rythme, ou bien c’est moi qui m’adapte à leurs rythmes. Bien plus agréable pour eux que dans un centre avec le levé à 7 h etc..

J’ai 3 personnes en simultané la plupart du temps, je m’adapte à chacun de leurs rythmes. Cela peu être très dynamique ou très peu dynamique

Cette alternative est moins brutale pour les personnes âgées, que de se retrouver hors de chez soi au milieu d’inconnus avec pleins de gens.

C’est bien moins perturbant.

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance ? 

Cela m’a demandé du travail en plus, j’ai vraiment appliqué toutes les règles sanitaires pour protéger au maximum mes accueillis lorsqu’il y avait des intervenants (désinfectants, masques, etc…)

J’ai 2 annexes, 1 pour mes enfants et une pour mes accueillis, très pratiques pour éviter tout contact avec les accueillis vu que mes enfants sont toujours scolarisés.

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ? 

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

Je n’irais pas jusqu’à là, pas de case passion

Je dirais plutôt que depuis toujours j’ai une fibre sociale, humaine, emphatique envers les gens. C’est naturel chez moi, j’aime aider les gens.

Je fonctionne beaucoup au feeling, 
Lorsqu’il y a une rencontre « il faut qu’il se passe quelque chose entre moi et l’accueillis »

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ? 

Quel le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Je pense qu’on sera tous d’accord, mais un des plus gros problèmes que j’ai pu rencontrer au cours de ma carrière c’est souvent avec les familles. 

Ils ne sont pas toujours très sympas.

Lorsqu’ils viennent avec les enfants et petits-enfants, par ex les enfants qui vont dans des pièces de la maison interdites ou bien ce sert dans les placards, etc… sans y être invité. Il faut souvent poser des cadres pour que les règles soient respectées

Plus qu’un, il est âgé de 93 ans (trouble cognitif alzheimer, semi-valide)

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 
Quelles pathologies ont-ils 

Comment se passe vos relations avec vos enfants et les personnes accueillis? 

25 ans que j'exerce ce métier, mes enfants connaissent ça depuis tout petit

Je me rappelle de moments très sympas quand ils étaient plus petits, ils préparaient des petits gâteaux pour les mamies. De très bons souvenirs, maintenant ils sont un peu plus grands.

Je suis favorable à ces nouvelles entreprises qui arrivent sur le marché pour faire connaître cette alternative.

Pendant ma carrière, j’avais pensé à un site comme Famillys pour faciliter l’accès aux familles d’accueils, pour trouver une famille ou une personne âgée en un clic

C’est vrai que l’administration prend du temps et ces entreprises peuvent nous alléger la tâche.

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Brigitte P.

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

Je travaille depuis 35 ans comme Famille d’Accueil.

Je travaillais avant à Coulogne dans une association qui nous envoyait chez les personnes âgées pour s’occuper d’elle, le repas, le ménage, etc.

C’est beaucoup mieux. On peut sortir avec la mamie, on peut aller où on veut. Moi je les ai toujours pris pour aller en vacances, pour aller manger au restaurant, on fait beaucoup de sorties, beaucoup d’activités, tandis que les EHPAD ils sont dedans et s’ennuient. 

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance ? 

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 

J’en ai une, ça fait 17 ans qu’elle est chez moi. J’en ai repris une exceptionnellement pour quelques mois parce que la famille ne trouvait pas d’autres personnes pour la prendre. Mais sinon j’avais dit que j’arrêtais, j’avais dit que je ne voulais plus de mamies pour prendre ma retraite. Profitez un peu avec mon mari. Au bout de 35 ans.

J’ai eu 13 personnes en tout, en 35 ans de carrière. J’ai eu une personne pendant 21 ans.

Quelles pathologies ont-ils ?  

Une elle a la maladie d’Alzheimer et la deuxième elle a eu 3 cancers. Je l’ai prise avec moi, car je la connaissais, j’ai eu sa maman il y a 20 ans et ça s’était très très bien passé. Et l’autre mamie que j’ai, elle a une démence, elle a passé 20 ans en hôpital psychiatrique, elle a fait 5 familles d’accueil avant la mienne. On a eu un temps d’adaptation, mais ça s’est très bien passé, comme je l’ai dit il faut énormément de patience.

Matin toilette et petit déjeuner avec jus orange. 10h30: lecture.
Puis repas du midi et ensuite  sieste d'une heure.
L'après-midi on fait des activités: Carte pour les anniversaires, on discute beaucoup. 
Quand il n'y aura plus de covid, on repartira faire nos sorties qu’on faisait avant (marche, plage, lac)

Pouvez-vous me raconter une journée type avec vos pensionnaires ? 

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"Si on n’aime pas ce métier-là et qu’on n’a pas de patience, ce n’est pas la peine de le faire."

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ?

On essaye de les rassurer, de leur parler. On reçoit quand même un peu la famille sinon on leur fait voir sur le téléphone et la mamie est sourde donc le téléphone ce n'est pas évident pour elle. On essaye de les occuper au maximum et de maintenir un lien quand on peut. Sinon on les fait venir au portail, on met une chaise et elle discute avec sa famille.  On les a vaccinés, et on espère que le mois prochain on pourra sortir un peu. On les sort un peu en voiture à Calais.

Moi c’est toute ma vie, ça fait 25 ans. Il faut être patient et tolérant. Il faut que le mari soit d’accord aussi. On ne peut pas faire ce métier s’il n’y pas d’accord avec les enfants et le mari. 
Si on n’aime pas ce métier-là et qu’on n’a pas de patience, ce n’est pas la peine de le faire. Il faut être énormément patient. Je les habille, je leur montre plusieurs fois ce qu’elles veulent porter, et plusieurs fois elles me diront que ce n’est pas celle-ci qui leur plaît, donc on en reprend un autre, etc. 
Moi, maintenant je suis tellement habituée. On fait le maximum pour que les mamies soient bien. 

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ? 

La mamie, elle vient boire une tasse de café, on discute un petit peu. On essaye de les faire venir manger, de temps en temps. Tous les quinze jours pendant 1 ou 2 mois. Pour les habituer, voir si elles vont se plaire ou pas pour voir leurs réactions. Et ensuite donc il y a 1 ou 2 mois d’essai et puis ça se fait comme ça tout doucement. 

Quand j’ai eu une mamie et que les enfants ne voulaient plus me payer, on est intervenu au bout de 6 ou 7 mois avec l’assistante sociale du conseil général et puis ça a traîné une petite année. J’ai eu tout mon rappel, c’est le plus gros problème que j’ai pu avoir. 

Quel le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Comment se passe vos relations avec les enfants des personnes âgées ?

Toujours très bien passé, on les invite aux anniversaires des mamies. À Noël ils viennent manger un morceau de bûche. On essaye de faire participer la famille pour qu’ils viennent à la maison, quand les mamies peuvent se déplacer elles vont passer la journée chez les enfants et puis on discute de leur journée, comment ça a été. Il faut toujours un bon contact avec les enfants, pour la mamie ce n’est pas évident s’il n’y a pas de contact proche. J’ai qu’une famille avec qui je ne me suis pas entendu en 35 ans de carrière. Si c’est pour couper le contact avec la famille, ce n’est pas la peine. 

Ce type d'entreprise, c’est super. J’aurais aimé connaître ce type d’entreprise plus tôt dans ma carrière, car pour l’administratif pour tout dès qu’il y a un souci on a la personne au téléphone et on peut expliquer la situation. C’est vrai que je regrette que depuis tant d’années il n’y ait pas eu ce type d’entreprise pour nous accompagner. Cela fait qu’un an que l'on travaille ensemble mais j'en suis très heureuse.

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Véronique D.

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ? 


Depuis le début les familles viennent avec des masques, on aère avant après pendant, lavage de main, etc… C’est également une situation compliquée de gérer au quotidien. Cette crise n’a pas spécialement affecté mes accueillis.

J’ai arrêté de travailler en structure parce qu’on n’avait pas le temps avec nos personnes âgées. Tout y est chronométré, si vous devez faire 10 toilettes vous ne devez pas en faire 7 en prenant le temps de parler avec les personnes âgées. On fait ce métier parce qu’on apprécie ce métier, si on le fait pour la rémunération, ce n’est pas possible. 
J’adore ce que je fais,. Ça reste mon métier en premier temps, donc quand l’accueil commence à n’être plus gérable je préfère réorienter vers un service plus adapté pour la personne.  

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ? 

Quand quelqu’un m’appelle, je demande un rendez-vous pour qu’on puisse se voir, c’est une question de feeling. On explique le contrat, les règles de la maison. Il y a un mois d’essai qui est renouvelable, on apprend à se connaître, on ne plaît pas forcément à tout le monde. C’est un métier humain donc évidemment c’est aussi et surtout au feeling, car on ne peut pas plaire à tout le monde et il faut également que l’accueil soit cohérent entre les personnes âgées.

Toutes les personnes que j’ai pu accueillir, je trouve que les familles ne sont pas très présentes. Les accueillis ont quelques visites, mais la famille se repose un peu sur la famille d’accueil. 
Mais le seul problème que j’ai pu rencontrer c’était cette dame atteinte de la maladie de Charco, je ne suis pas une structure et ça devenait compliqué avec le temps. C’était vraiment trop lourd, elle était alitée 24 h sur 24, après on ne la comprenait plus. Là j’ai été un peu au-delà de mes limites d’accueillante, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête avec cette dame, mon accueil n’était plus du tout adapté. Elle prenait une bonne partie de ma journée et je n’avais donc plus assez de temps pour m’occuper de mes autres accueillis. 

Quel le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Je trouve que c’est bien,  je pense que ça peut nous permettre de faciliter notre métier sur certaines démarches de recherches de personnes âgées ou administratives. C’est vrai que les conseils départementaux ne font pas grand-chose pour faire connaître cette alternative au plus grand nombre. 

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

J’exerce le métier de Famille d’Accueil depuis 2011. Avant j’étais aide-soignante en Hôpital Psychiatrique, en EHPAD, en maison spécialisée avec des adultes handicapés.

C’est très bien pour les personnes qui ne peuvent plus rester chez elles vraiment toutes seules même avec une aide-ménagère. C’est une bonne alternative. Mais après à mon niveau quand ça devient trop compliqué je réoriente vers l’EHPAD. Quand une personne est atteinte d’Alzheimer ou bien d’addiction, je préfère ne pas les prendre. 

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance 

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 
Quelles pathologies ont-ils ?  

J’ai actuellement trois personnes chez moi. J’ai une dame qui a 97 ans sans pathologies (démence sénile, mais c’est gérable, ça fait 4 ans qu’elle est ici). J’ai une dame de 50 qui était avant en accueil thérapeutique par le biais d’un Hôpital Psychiatrique, c’était un accueil thérapeutique et on a basculé sur un accueil social, ça va faire 2 ans et demi qu’elle est là. J’ai une autre dame depuis le mois de juillet qui avait fait un AVC et elle ne pouvait plus du tout rester chez elle. 
J’ai accueilli une dame atteinte de la maladie de Charco, après 3 ans cela commençait à vraiment devenir compliqué, je pouvais passer jusqu’à 5h juste pour lui donner à manger. Il fallait également un lève-malade, même les infirmières qui venaient faire sa toilette trouvaient vraiment que c’était compliqué. 

Avec la dame de 97 ans, là c’est assez compliqué, elle ne veut absolument rien faire. Elle veut être tranquille dans sa chambre, mais elle vient aux repas. La dame qui a fait son AVC lit énormément.
Avec la dame qui a 50 ans elle est suivie par le CFP, donc la journée elle va faire des activités de son côté à l’extérieur. Mais sinon du jardinage, mais j’essaye quand même de les stimuler, il ne faut pas les forcer non plus. Je propose un jeu, si elles veulent tant mieux, si elles ne veulent pas ce n’est pas grave. Je n’ai pas de planning prédéfini qui explique tel ou tel jour on fait ça, etc…
Pour la dame de 97 ans, je trouve qu’elle a mérité son repos. 
On n’a pas vraiment des journées types. Mais tout le monde mange ensemble le midi et le soir, on n’est pas à un quart d’heure près non plus. 

Pouvez-vous me raconter une journée type avec vos pensionnaires ? 

Josiane D.

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ? 
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ?  

J’exerce ce métier depuis maintenant 30 ans, avant j’étais agricultrice, je travaillais à la ferme.

Que pensez-vous de cette alternative aux EHPAD pour des personnes ayant perdu leur indépendance ? 

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"J’aime faire des balades avec eux, les prendre par les bras, faire la cuisine avec eux. Tout simplement m’occuper d’eux. Ça m’a toujours plu ce métier."

On est des accueillants familiaux, mais c’est comme ci nous étions des petits EHPAD partout en France. Si on comptabilise toutes les familles d'accueil, ça représente une grande maison de retraite. Depuis le temps, on a créé une petite maison de retraite et tout en étant totalement diffèrent des EHPADs. On propose un service plus familier, on ne peut pas comparer.

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ? 

J’en avais deux, mais elles sont parties en plein Covid, mais pas dû au Covid. Elles avaient 92 ans et 93 ans. L'une avait un problème de santé (polio) et l’autre personne était âgée.

Je n’ai personne pour le moment parce que je les ai refusées, j’avais trop peur avec cette histoire de Covid. Ce qui me fait peur, ce sont les familles quand elles viennent et qu’elles ne veulent pas se protéger. Je préfère attendre la fin de la crise.

J’en ai gardé une 8 ans dans le lit, il faut le faire! Elle était paralysée de la polio. Elle était au lit, on faisait les toilettes au lit, avec les infirmières on utilisait le soulève personne pour la manipuler et la mettre dans le fauteuil et le soir également, c'était assez compliqué.

Le métier me convient tout à fait, j’aime ce contact avec les personnes âgées. Comme des enfants petits, j’aime les « choyer ». J’aime faire des balades avec eux, les prendre par le bras, faire la cuisine avec eux. Tout simplement m’occuper d’eux. Ça m’a toujours plu ce métier.

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

Quel le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Un des seuls problèmes que j’ai pu rencontrer dans ma carrière ce sont les personnes qui fuguaient ou les personnes violentes. J’en avais gardé 2 ou 3, mais après quelques jours je n’en voulais plus. Ils sautaient la clôture la nuit. Et un était violent. Les familles m’avaient menti au sujet leurs parents, ils me disaient qu’ils étaient calmes.

Je n'ai personne actuellement. J'attends que la crise du Covid soit terminée pour reprendre des personnes.

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 
Quelles pathologies ont-ils ?  

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ? 

On rencontre les familles, pour discuter. Voir la personne âgée et savoir ce qu’elle a comme pathologie. Puis après ils emmènent la personne et puis après on les prend 8 jours à l’essai ou 1 mois à l’essai. Si au bout de 8 jours ou 1 mois ça ne va pas, on arrête le contrat si on voit que la personne ne correspond pas à l’accueil familial. Si tout se passe bien on part sur du définitif.

Il y en a qui sont très bien. Les deux dernières étaient sous tutelle.

Il peut y en avoir par contre où c'est compliqué, ils venaient voir leur maman  mais ils avaient des problèmes de paiement et ils s’énervaient entre eux.

Comment se passe vos relations avec les enfants des personnes âgées ? 

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Moi je trouve que c’est très bien ce nouveau service pour une famille qui souhaite trouver une Famille d'Accueil. 

Natacha B.

Depuis combien de temps êtes-vous accueillant ?
Quelle était votre profession avant de devenir accueillant ? 

Je travaille en tant que Famille d’Accueil depuis maintenant 5 ans.

Avant j’étais aide-soignante dans un EHPAD

J’ai actuellement 3 personnes âgées chez moi, 90, 91, 92 ans. J’ai une dame, pas de pathologie particulière, l'autre dame à la maladie d’Alzheimer, et un monsieur qui a fait un infarctus parce qu'il ne peut plus rester tout seul.

Combien de personnes âgées hébergez-vous ?
Quels âges ont-ils ? 
Quelles pathologies ont-ils ?  

Pouvez-vous me raconter une journée type avec vos pensionnaires ? 

Le matin l’infirmière passe, elle fait les toilettes après on prend le petit déjeuner tous ensemble. Ensuite, je fais mes tâches ménagères. Après arrive le repas du midi où on mange tous ensemble. Après généralement ils vont faire la sieste. Et l’après-midi, ça dépend on fait des activités, des lotos, des journées jeux de société. Quand il fait beau, on fait des après-midi promenade. Après l’heure de goûter, l’infirmière repasse pour les mettre en pyjama, le soir arrive on mange de nouveau tous ensemble et ensuite ils vont se coucher. 
Chez moi, c’est l’infirmière qui s’occupe de la toilette des personnes âgées.

Là ça va un peu mieux, mais le plus dur, ça a été la période de confinement total en mars 2020. Pour les personnes âgées, c’était très compliqué, ils ne comprenaient pas cette histoire de virus. Mais bon là maintenant ça va mieux, les visites sont autorisées chez moi avec port du masque, etc. Maintenant ils peuvent voir leurs enfants.

On a fait beaucoup d’appels en visio, on tachait de palier au mieux les problèmes.

Comment vivez-vous la crise du Covid depuis les débuts avec vos pensionnaires ? 

On dit souvent que le métier d’accueillant, est un métier « passion », qu’en pensez-vous ? Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ? 

Ce qui me plaît, c’est de pouvoir m’occuper d’eux correctement, consacrer du temps tout en restant chez moi.

Dans un premier temps, on va les voir chez eux, ou à l’hôpital directement. Si c’est chez eux, je fais généralement une journée d’essai chez moi, c’est-à-dire qu’ils viennent passer la journée, ils mangent avec nous, ils voient comment ça se passe et malheureusement s’ils sont à l’hôpital ce n’est pas possible donc je vais les rencontrer et je leur explique comment se passe l’accueil chez moi. Et c’est eux qui décident s’ils veulent venir ou pas. La période d’essai c’est un mois sur le contrat. 

Comment s’est passé vos premières rencontres avec vos accueillis que Famillys vous a proposé ? 

En général toujours très bien, je n’ai jamais eu de problème.  À part avec cette famille sinon je m’entends toujours très bien avec elles.

Comment se passe vos relations avec les enfants des personnes âgées ?

Quel est le plus gros problème que vous pouvez, ou avez pu rencontrer dans votre métier ? 

Oui j’ai eu des problèmes avec une personne âgée, ça m'est arrivé qu’une seule fois. Un Mr qui était très insultant, très irrespectueux que je n’ai pas pu garder. Et un problème avec une famille, je m’entendais très bien avec la dame, mais pas du tout avec la famille parce que la famille faisait chez moi comme chez elle, c’est-à-dire qu’ils arrivaient chez moi sans frapper, ils se permettaient d’ouvrir le frigo.

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"Je trouve ça très bien pour placer des personnes âgées chez moi. Ça permet de faire connaître l’accueil familial et c’est très bien."

Pensez-vous qu’une entreprise comme Famillys qui met en relation personnes âgées et Famille d’accueil et qui fait la promotion de l’accueil familial est positif ?

Je trouve ça très bien, Famillys me contacte régulièrement pour placer des personnes âgées chez moi. C’est très bien, ça permet de faire connaître l’accueil familial et c’est très bien.