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Leucoaraïose : symptômes, évolution, espérance de vie et solutions d’accompagnement pour les personnes âgées

  • Photo du rédacteur: L'équipe de Famillys
    L'équipe de Famillys
  • 23 janv.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

La leucoaraïose est un terme médical qui inquiète souvent les familles lorsqu’il apparaît sur un compte‑rendu d’IRM. Pourtant, cette atteinte cérébrale est fréquente chez les personnes âgées, et son impact dépend fortement de l’état général de la personne, de ses autres maladies et de la qualité de l’accompagnement.

Cet article a été conçu pour aider les aidants à comprendre, à anticiper et à trouver des solutions adaptées, en terme d'hébergement, notamment lorsque l’autonomie commence à diminuer. Vous y trouverez également les questions les plus fréquentes sur le sujet.



Qu’est‑ce que la leucoaraïose ?

La leucoaraïose correspond à des lésions de la substance blanche du cerveau, visibles à l’IRM sous forme de petites zones blanchâtres. Elles sont liées à un vieillissement des petits vaisseaux cérébraux, souvent aggravé par :

  • l’hypertension,

  • le diabète,

  • le tabac,

  • la sédentarité,

  • les antécédents vasculaires.

C’est une pathologie très fréquente après 60 ans, parfois même asymptomatique.



Quels sont les symptômes les plus courants ?


La leucoaraïose peut rester silencieuse, mais lorsqu’elle s’exprime, elle touche surtout :


1. La marche

  • démarche instable,

  • petits pas,

  • difficulté à tourner,

  • risque accru de chutes.


2. Les fonctions cognitives

  • ralentissement de la pensée,

  • difficultés d’attention,

  • troubles exécutifs (organisation, planification),

  • parfois troubles de la mémoire.


3. L’humeur et le comportement

  • apathie,

  • perte d’initiative,

  • irritabilité,

  • dépression.

Ces signes peuvent évoluer lentement, sur plusieurs années.



Comment évolue la leucoaraïose ?


L’évolution est très variable d’une personne à l’autre. Dans la majorité des cas, la progression est lente, mais elle peut s’accélérer en présence de facteurs aggravants (hypertension non contrôlée, AVC, diabète mal équilibré…).


Facteurs aggravants

La leucoaraïose peut augmenter le risque de :

  • troubles cognitifs modérés,

  • démence vasculaire,

  • chutes répétées,

  • perte d’autonomie progressive.



Leucoaraïose et espérance de vie : que sait‑on vraiment ?


Les études montrent que :

  • Les formes légères ont peu d’impact sur l’espérance de vie.

  • Les formes modérées à sévères peuvent être associées à une réduction moyenne d’environ 7 ans, principalement en raison des maladies vasculaires associées.


Mais il est essentiel de rappeler :

Ce n’est pas la leucoaraïose seule qui détermine l’espérance de vie, mais l’ensemble de l’état de santé, des comorbidités et de l’accompagnement.

Une personne bien entourée, bien suivie et vivant dans un environnement adapté peut conserver une bonne qualité de vie pendant longtemps.

Les études montrent que la leucoaraïose en elle-même n’est généralement pas directement mortelle, mais qu’elle est associée à une progression plus rapide des troubles cognitifs et à un risque accru d’accidents vasculaires ou de démence, ce qui peut influencer l’espérance de vie surtout en présence de facteurs vasculaires.


Comment bien accompagner un proche atteint de leucoaraïose ?


Adapter le quotidien

Cela se fera avec des gestes simples comme :

  • sécuriser les déplacements (barres d’appui, tapis antidérapants),

  • un éclairage renforcé,

  • limiter les obstacles,

  • des chaussures stables.


Prévenir les chutes

Cela passe par :

  • de la kinésithérapie,

  • des exercices d’équilibre,

  • une surveillance des hypotensions,

  • la révision des traitements.


Stimuler les capacités cognitives

On peut mettre en place avec son proche :

  • des activités simples mais régulières,

  • des jeux de mémoire,

  • de la lecture,

  • des discussions quotidiennes.


Préserver le lien social

  • grâce à des visites,

  • des sorties adaptées,

  • des activités de groupe.


La leucoaraïose peut entraîner une charge mentale importante : fatigue, inquiétude, sentiment d’isolement. Il est essentiel que l’aidant puisse également souffler, être relayé dans son quotidien et trouver des solutions adaptées. Ne restez pas seul dans votre engagement auprès de votre proche et sollicitez aussi les conseils d'un médecin.



Quand l’autonomie baisse : quelles solutions d’hébergement ?


Maintien à domicile

Rester chez soin est adapté si :

  • les troubles sont légers,

  • l’aidant est présent,

  • le logement est sécurisé avec de la téléassistance et un aménagement complet par un expert.

Limites :

  • l'isolement,

  • le risque de chutes,

  • l'épuisement de l’aidant.


Chez Famillys, nous accompagnons les familles dans le choix de solutions adaptées à chaque situation, en nous appuyant sur des partenaires de confiance spécialisés dans la téléassistance au domicile des personnes âgées. La solution de la Poste, Veiller sur mes parents, propose une gamme complète de dispositifs de téléassistance, conçus pour s’adapter aux besoins des personnes âgées vivant à domicile comme aux attentes de leurs proches aidants.


La Poste propose de la téléassistance

Pour plus d'informations sur les services "Veiller sur mes Parents" de La Poste ou pour souscrire, nous vous invitons à appeler le 0 800 000 011 (appel gratuit) en mentionnant le code Famillys25 pour bénéficier d'un mois gratuit.


EHPAD

Une option indiquée si on note :

  • des troubles sévères,

  • un besoin de soins continus,

  • une désorientation importante.


EHPAD KORIAN


Accueil familial : une alternative humaine et sécurisante


L’accueil familial est souvent idéal pour les personnes atteintes de leucoaraïose, surtout lorsque les troubles sont modérés.


Pourquoi ?

  • présence humaine 24h/24,

  • environnement calme et rassurant,

  • seulement 1 à 3 personnes accueillies,

  • prévention des chutes,

  • stimulation douce au quotidien,

  • coût inférieur à l’EHPAD,

  • relation chaleureuse et stable.

Pour beaucoup de familles, c’est un compromis précieux entre maintien à domicile et EHPAD.



L’importance d’un environnement stable et humain pour ralentir la perte d’autonomie

Au‑delà des aspects médicaux, la leucoaraïose met en lumière un besoin fondamental : vivre dans un environnement stable, sécurisant et humain. Les personnes touchées par cette pathologie sont souvent fragilisées par les troubles de la marche, les difficultés d’initiative ou les fluctuations de l’humeur. Dans ce contexte, la qualité du cadre de vie joue un rôle déterminant. Un lieu calme, des repères constants, une présence bienveillante et des interactions quotidiennes adaptées peuvent réellement ralentir la perte d’autonomie et réduire le risque de chutes ou de désorientation. C’est précisément ce que recherchent de nombreux aidants : un accompagnement qui ne soit pas seulement technique, mais profondément humain. Et c’est aussi ce qui fait la force de l’accueil familial, où la relation, la patience et la continuité prennent une place centrale dans le quotidien.


Le conseil de Yann, notre kinésithérapeute

À l'instar d'autres pathologies neuro dégénératives, la leucoaraïose doit être accompagnée afin de ralentir la perte d'autonomie. Les différentes stimulations sensorielles, les activités physiques douces ainsi qu'un accompagnement nutritionnel sont autant de bénéfices pour les personnes âgées atteintes de cette pathologie.

Comment Famillys peut vous aider ?


Chez Famillys, nous accompagnons chaque jour des familles confrontées à la perte d’autonomie d’un proche. Nous pouvons vous aider à :

  • évaluer le niveau d’autonomie et identifier les solutions adaptées,

  • trouver une famille d’accueil disponible et compétente,

  • gérer les démarches administratives (APA, ASH, obligation alimentaire…),

  • sécuriser la transition.

Parce que personne ne devrait affronter seul ces décisions difficiles.


FAQ – Leucoaraïose : vos questions fréquentes


  • La leucoaraïose est‑elle une forme de démence ?

Non. Elle peut entraîner des troubles cognitifs, mais n’est pas systématiquement une démence.


  • Peut‑on guérir la leucoaraïose ?

Non, mais on peut ralentir son évolution en contrôlant les facteurs vasculaires.


  • La leucoaraïose entraîne‑t‑elle toujours une perte d’autonomie ?

Non. Certaines personnes restent autonomes longtemps.


  • L’accueil familial est‑il adapté ?

Oui, particulièrement lorsque la personne a besoin d’un cadre sécurisant et d’une présence continue.


Besoin d’un accompagnement adapté pour votre proche atteint de leucoaraïose ?

Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic ou prescrire un traitement adapté mais vous pouvez contacter nos conseillers Famillys et trouver un hébergement en accueil familial agréé.



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